poésie et croustilles

Ah, je m’en voudrais de tenir caché plus longtemps ce sonnet que j’ai composé, à l’occasion d’une vive discussion sur les croustilles méli-mélo et party mix! Dans ma tribu, l’unanimité semble régner sur cette question: dans une fête digne de ce nom, ces croustilles sont à proscrire! C’est le Chevalier qui a lancé la discussion, par un discours dont on se souviendra longtemps, et je dois le remercier ici de m’avoir inspiré ce sonnet.

Trève de préambules! Voici le fruit de mon labeur:

Si, devant les convives, deux croustilles s’offraient
Que préférerait-on pour calmer l’appétit?
Mettrait-on dans sa bouche un succulent shreddie
Ou préférerait-on ce jaune bâtonnet?

Or personne ici-bas n’ose leur donner chance
De tapisser les langues de sucre et de sel
Car elles marchent ensemble; et encore, avec elles
S’avancent des bretzels et des cheerios rances!

De vieux débris, pourtant, devant les invités
Sortaient encore hier de leurs gardes-mangers
Ces aberrants amas de médiocres croustilles!

Mais les hommes qui font d’honnêtes bacchanales
Savent bannir ces chips aux saveurs si banales
Et de vraies doritos épousent leurs papilles.

La parole est à vous