treize

hellotridecatabulophobiePourquoi a-t-on peur du chiffre 13?

Il est précédé du mythique douze; il précède l’infortuné quatorze; c’est un nombre premier (c’est tout de même quelque chose); c’est le digne représentant de l’aluminium dans la table périodique des éléments; il est trop souvent mis au rancart quand vient le temps de numéroter les chambres d’hôtel, les sièges d’avion, les salles de cinéma, les noms de rues, les lits d’hôpitaux, les étages dans les immeubles; on dit en outre que les italiens l’ont banni de leurs billets de loterie, que les français peuvent se payer les services d’un «quatorzième» pour les accompagner à la table, qu’enfin les américains ornent leur billets de banque de 13 étoiles, d’une expression de 13 lettres, «Annuit Coeptis», d’un drapeau à 13 rayures, d’un compas à 13 trous, de 13 olives, de 13 feuilles, de 13 flèches et d’une pyramide à 13 étages.

Avouez qu’il y a là de quoi frémir!

Mais qu’a donc fait ce pauvre nombre pour mériter tout cela? Quelles mortelles angoisses animent les paraskevidékatriaphobes, qui tremblent à l’approche du vendredi 13, les hellotridécatabulophobes, qui pâlissent à l’idée d’être le 13e convive dans un repas, et les triskaidékaphobes, qui fuient le chiffre 13 lui-même?

Toutes ces craintes, comme chacun sait, relèvent de la plus haute superstition. Comme tous les autres nombres, celui-ci traîne derrière lui une interminable succession de hasards, de catastrophes, de bonheurs et de malheurs, de chances et de malchances, de croyances et de symboles. Un fantasmagorique fatras qui, avec le temps, est devenu d’une lourdeur désespérante…

La parole est à vous