le troupeau

Hier fut mise en vente une merde dorée
Plus belle et épurée que celles de jadis
Dans la grande vitrine, on la voit scintiller
Ses contours sont sublimes, et sa surface lisse

Devant le présentoir s’avancent les rapaces
Leur salive s’écoule, inonde le plancher
Un homme ouvre l’enclos, et le troupeau se masse
Pour contempler de près l’objet auréolé

La foule s’agglutine autour de la dorure
Trois mille yeux ancrés sur la parfaite ordure
Subtilement affleure un effluve de sang

On ose tendre un bras: on l’arrache aussitôt
Fissures et hurlements se multiplient bientôt
Que de braves folies pour ce bel excrément!

4 commentaires sur “le troupeau”

  1. On parle de Veunessa, Mr Gariépy. Elle fait une performance bucco-osso avec une auréole en guise de g-string. Vous allez pas vous ennuyer parce que c’est : Ketchose.

La parole est à vous