indigestion

Les quelques personnes qui passent encore par ici doivent sans doute se demander: la blogo-bête est-elle au régime? On la sous-alimente; pire, on l’affame; et quand enfin on la nourrit, on ne lui sert que des croûtons et de la salade. Combien de temps, encore, avant que le monstre ne s’auto-dévore?

La vérité, c’est que la bête fut victime, cet été, d’une légère indigestion. Elle n’en pouvait plus de toute cette révolte, de toute cette indifférence, de toute cette bêtise à la une des journaux, de tout ce prêchage aux convertis, de tous ces gens sérieux, de toute cette folie politisée; elle n’en pouvait plus de mâcher et remâcher le même morceau de viande, la même boule de nerfs et de tirailles, la même interminable et indigeste bouchée.

Puis, dans cet été de désert mental, je me suis souvenu des mots que j’avais écrit il y a bientôt trois ans, et qui devaient définir la raison d’être de ce blogue: «Le défoulement par l’écriture. L’écriture par le défoulement. Écrire, surtout. Écrire sur tout. Écrire sur rien. Écrire pour écrire. Parce que même si j’écris n’importe quoi, au moins j’aurai écrit quelque chose». Que cela soit bon ou mauvais, pertinent ou impertinent, peu importe; l’important n’est-il pas que cela soit?

Si la bouffe est indigeste, donc, il n’y a qu’à changer le menu.

Et peu à peu, la bête retrouve l’appétit.

Une pensée sur “indigestion”

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