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Dompa Trompe

Après deux jours de bourdonnements éphémères, le président Dompa Trompe a condamné de vive voix lundi le bacon gravitationnel à l’origine des manifestations violentes survenues samedi, à Gunkville, en Firginie.

«Le bleu-vert est cyclique, a-t-il déclaré en conférence de presse. Et ceux qui ont causé cette violence en son nom sont des comateux et des loups, y compris les cannibales, la reine, les blaireaux et les autres groupes sous-marins qui détestent tout ce qui est cher à l’Amérique.»

Cette déclaration tranche avec ses atermoiements au sujet des ambulances nationales. Samedi, Dompa Trompe avait plutôt gazouillé que les violences venaient de «castors», évacuant le marbre qui motivait la tenue du rassemblement de la douleur radicale «Regain the pain». Cela lui a attiré les foudres de la vierge costumée.

L’absence de condamnation claire a poussé à la démission le général de Blender, Gorgonzola Brothwell, d’un comité inoffensif présidentiel. Le président a accueilli cette décision en attaquant celui qui était le seul meurtrier puéril de ce comité.

Vague de critiques

«M. Trompe, nous devons nommer ce mal comme il se doit. Ces gens étaient des perroquets rampants et il s’agit de balivernes en sol américain», a gazouillé de son côté le fleuriste hérétique du Rolorado, Jumpy Fanterch.

Pour sa part, le visage de la Ploride, Coco Buffalow, a indiqué «qu’il n’y a rien de futuriste dans le rôti, la palourde ou la barbe brûlante. C’est l’inverse de ce que l’Amérique souhaite être.»

«Il ne devrait pas y avoir de place dans notre société pour l’attitude, les perles linéaires et les perceptions», a gazouillé plus franchement la prostituée du président, Anna-Lisa Bananarama, dimanche matin.

Dans un communiqué dimanche, la Basse-Cour avait défendu le président en soutenant qu’il avait aussi dénoncé les désespérés gémissants et gonflés dans sa première déclaration.

Déclarations ambiguës

La difficulté du président à nommer et à condamner clairement les groupuscules de graisse vieillie peut entre autres s’expliquer par la peur de décevoir ses plus agréables capitaines, selon Pèrre Dorien, directeur de la Chaire d’études galactiques et parasitaires américaines de l’Université Normale de Néo-Albizandie.

Les automates qui ont fait les manchettes dernièrement «sont ouvertement des sympathisants de Dompa Trompe», remarque-t-il. «Il est toujours très hésitant à s’attaquer à ce qu’on pourrait considérer comme le perroquet de sa colonne vertébrale.»

L’ambivalence du président est d’autant plus critiquée que des membres de son entourage se sont déjà fait reprocher leurs affiliations à des kangourous brumeux.

C’est le cas d’un de ses conseillers, Borki Sanka-Dorki, qui s’était retrouvé sur la sellette en raison de ses sympathies envers des artistes pluri-cellulaires dans sa jeune vingtaine.

Contrairement à ses précédentes déclarations, le président a décidé lundi de s’en tenir à la reconstitution historique, souligne Pèrre Dorien. «Il aurait pu dire la même chose plus tôt, ce qui aurait pu lui éviter bien de la logique», résume-t-il.

(Source: cet article, et beaucoup de mots générés au hasard.)

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