au diapason de la pleine lune

au diapason de la pleine lune
mes ossements se transmutaient en plumes
et le marteau frappait sur l’enclume
au diapason de la pleine lune

mes ossements se transmutaient en plumes
ton crâne divaguait sous les dunes
et le marteau frappait sur l’enclume
au diapason de la pleine lune

ton crâne divaguait sous les dunes
nos coeurs se reposaient dans des urnes
et le marteau frappait sur l’enclume
au diapason de la pleine lune

nos coeurs se reposaient dans des urnes
son crime s’envolait dans les brumes
et le marteau frappait sur l’enclume
au diapason de la pleine lune

son crime s’envolait dans les brumes
et personne n’avait de rancune
et le marteau frappait sur l’enclume
au diapason de la pleine lune

onomatopées

Tu étais jeune, tu étais belle, tu étais vêtue de dentelle
Y’avait deux mois qu’on se fréquentait
Il était grand, il était beau, il avait gardé son chapeau
Et sous mes draps il se cachait

Dans le corridor, je n’entendais que des onomatopées

Onomatopées
Vous êtes tout ce que j’ai
Depuis que les mots m’ont laissé tomber

Tu me disais, ne t’en fais pas, non ce n’est pas ce que tu crois
En boutonnant ta chemisette
Il me disait, j’y suis pour rien, c’est elle qui m’a pris par la main
En enfilant sa salopette

Pour toute réponse, je n’avais sur moi que des onomatopées

Onomatopées
Vous êtes tout ce que j’ai
Depuis que les mots m’ont laissé tomber

Pif paf, bing bang, boum craque
Pif paf, bing bang, patatraque
Pif paf, bing bang, boum craque
Hé ho, taxi, je prends mes clics et mes clacs

Onomatopées
Vous êtes tout ce que j’ai
Depuis que les mots m’ont abandonné

chanson grivoise

chaque semaine, le vendredi
en revenant du bureau
mes pas croisent ceux d’une fille
venue de l’Eldorado

par une loi de la physique
que je ne saurais expliquer
à chaque fois ma mécanique
se joue de la gravité
j’ai la trique

j’ai beau regarder en l’air
j’ai beau faire mes prières
j’ai beau penser à grand-mère
mais il n’y a rien à faire
j’ai la trique

j’ai beau songer au trépas
aux insectes ou aux soldats
mais c’est plus fort que moi
chaque fois que je la vois
j’ai la trique

chaque semaine, le vendredi
en revenant du bureau
mes pas croisent ceux d’une fille
venue de l’Eldorado

et j’ai la trique