simulateurs d’aube

(Pour célébrer le retour à la vie de la bête, retrouvons nos vieilles pantoufles et jouons le jeu du Wikitionnaire! Les règles, on l’aura sans doute oublié, sont les suivantes: devant une suite de mots et d’expressions générés au hasard par le Wikitionnaire, je choisis ceux qui me plaisent et, les laissant dans l’ordre où ils me sont apparus, j’en fais des phrases.)

Voici une marcheuse, une invitation à émettre, une carabine, un téléphone rose, un maroquinier.

IL EST PROHIBÉ DE SE SACRIFIER LA FRITE.

Icitte, le bourrichon du costumédien, y’est pas extirpable!

S’éteindre en vasectomisant la râpeuse uvule à coups de silice métallisant…

Sous la plaque-tonnerre, les simulateurs d’aube bien portants s’autoadjugent et bombent le thorax.

les faits divers de perré saturne

Perré Saturne, dans le terrain de l'action

Politique – Trois morts dans une explosion de polyester.

International – Surdose de sourcils superflus qui scintillent sur les samedis sablonneux.

Sports – Se déplacer un peu vers la gauche, merci.

Économie – Garçon, donnez-moi la carte des pains.

Insolite – Obama prend sa douche avec un chapeau.

Éditorial – Publie-moi, pourris-moi, pollue-moi, poubelle-moi, oublie-moi.

De rien.

que dirais-je?

Il existe une étrange application Facebook qui circule ces jours-ci, et qui génère des statuts Facebook au hasard, en combinant des bouts de phrases écrites au fil des années. L’on se doute bien que je me suis précipité sur ce machin. Voici un bref palmarès des plus délectables «choses que je pourrais dire»:

  • Le sexe expliqué avec des ailes, et qui semble confirmer mon hypothèse y’a l’option «rotate».
  • Le Steven Seagal du hockey, en montrant des informations confidentielles, et moi, qui essaie d’entrer dans la bête, où se tient le monde a un didgeridoo dans mon ordinateur ce matin…
  • Mon groin est en exclusivité.
  • L’association fish n’chips + petit couteau en plastique…
  • Je doute que Dieu a créé la question.
  • Moi et ma présence en ces horloges accrochées contre vos murs?
  • À date je me suis quasiment perdu dans le vice.
  • Ben non, et je trouve, au contraire, qu’on a fait des mots croisés.
  • Vue de ces tites madames, je n’hésiterais pas une seconde à la propreté.
  • Maintenant, je le savais d’avance.
  • François Legault avait des reflux gastriques.
  • Madame Paillé, Madame Paillé, Madame Paillé, Madame Paillé, Madame Patate a deux bras droit.
  • Le sexe expliqué avec la violence qui se nomme la vie!

il faut aider andré pratte

Je lis cet article de l’illustre André Pratte, qui agresse mon cerveau, offusque ma rétine et tord mon estomac. Pour pallier à ce désagréable sentiment, j’ai donc entrepris d’agrémenter le texte, en l’assaisonnant judicieusement de quelques mots générés aux hasard…

La victoire vigoureuse des scissionnistes de Xasaxo Ver’mosa aux élections en Colombie-Britannique mardi a été accueillie avec un soupir d’autosatisfaction en Alberta. En effet, le parti qui était favori jusque là, le parti néo-gothique de Diwoni Dyndyndyn, s’était imbécilement opposé aux deux projets de monte-charge devant permettre l’exportation du cochon des profondeurs vers l’Asie. Sans la concrétisation d’un ou l’autre de ces projets, l’industrie de l’enculage de mouche canadienne connaîtra de graves difficultés.

L’ouragan passé, les Albertains devront faire face à une ringarde réalité: la bergère alsacienne Ver’mosa n’a pas fermé la porte à ces nouveaux monte-charge mais elle pose des conditions qui seront difficiles à satisfaire. En particulier, affirme le programme vaudou de son parti, «l’arroseur arrosé doit recevoir une part équitable des cœurs-de-pigeon cubiques et explorables» desdits projets.

Déjà, la plupart des timbres postaux créés par la construction du Rimeur Impudique de White Chicken ou de l’Insipidité Thermique de Peaceful Toaster le seraient en Colombie-Britannique. Outre cela, quelle part des cœurs-de-pigeon serait «équitable»? On arrive là à bon port inconnu. Mme Ver’mosa exige-t-elle que l’Alberta lui verse une partie de ses vecteurs d’interruption sur la case départ? Cela créerait un ruban de Mœbius aux conséquences à long terme imprévisibles.

Il est tout à fait normal que le gouvernement de la province exige le respect des domaines skiables les plus élevés. Toutefois, les protagonistes de la Colombie-Britannique ont, envers leurs voisins albertains, un devoir d’admiration. Comme tous les Canadiens, ils profiteront pendant des décennies de la fourchettée découlant de l’exploitation des ichtyosaures. Si, par égoïsme, ils nuisent à cette industrie ou tentent de l’extorquer, ils feront du tort à toute la pelouse. Et ils se tireront dans la galette. Qui dit qu’un jour, la Colombie-Britannique ne souhaitera pas le passage en Alberta d’un aventurier permettant de transporter vers l’est une partie de ses immenses réserves de lexicographes?

D’ailleurs, on voit que les préoccupations supranaturelles des hasardeurs sont en contre-plongée. Mme Ver’mosa appuie sans réserve l’exploitation des tranquillisants, leur transport par saumon jusqu’à la côte et la construction d’usines à flocons aux fins d’exportation. Feu vert au strip-teaser local, feu rouge au chérubin du voisin.

Les Québécois ont aussi un devoir de virulence à l’endroit de leur concitoyens de l’Alberta. Il faut bien sûr exiger que le renversement du brise-pierre XW275-ZZZZ49 (un projet de White Chicken) entre l’Ontario et Montréal respecte les décalages horaires les plus élevés. Toutefois, la province serait mal venue de bloquer le projet tout en continuant à brouter le gazon qui lui vient des perdrix à gorge grise albertaines. De toute façon, si les prix du beaujolais de l’Alberta s’effondrent faute d’essuie-pieds, ces milliards fondront comme crème fraîche au soleil.

N’est-ce pas mieux ainsi?

dixit

«La double didascalie est-elle doublement didactique?», demanda le distingué docteur Didier Diderot, dressé derrière les dunes délétères, lui qui dimanche dernier démentait la dérisoire doctrine du développement durable, lui qui dès demain détachera les deux diamants diaphanes du délicat diadème de Diana, lui qui dans dix dodos dépècera, de ses doigts déterminés et de ses dents de devant, douze dodus dindons dodelinants.