visage de tisonnier

Question de rendre la culture populaire plus accessible à mes lecteurs qui ne connaissent point la langue anglaise, j’entreprends ici de traduire (à l’aide, bien entendu, d’un sympathique logiciel de traduction automatisée) l’un des plus grands succès radiophoniques des dernières années. Voici donc, pour votre édification, les paroles de la célèbre chanson «Visage de tisonnier»:

Je veux les tenir comme ils font dans le Texas s’il-vous-plaît
Pliez-les laissez-les me frapper augmenter il séjour de bébé avec moi (amour d’moi il)
Jeu de chance et d’intuition les cartes avec des cosses de commencer
Et après qu’il ait été accroché je jouerai celui qui est sur son coeur

Ah, oh, oh, oh, ohhhh, ohh-oh-e-ohh-oh-oh
Je l’obtiendrai chaud, lui montre ce que j’ai
Ah, oh, oh, oh, ohhhh, ohh-oh-e-ohh-oh-oh
Je l’obtiendrai chaud, lui montre ce que j’ai

Ne peut pas lire le mon
Ne peut pas lire le mon
Aucun il ne peut pas lire mon visage de tisonnier
(Elle m’a comme personne)
Visage de t-t-t-tisonnier, visage de t-t-tisonnier
(Maman heure-milliampère de maman de maman)

Je veux rouler avec lui une paire dure que nous serons
Qui joue est amusement quand vous êtes avec moi (amour d’moi il)
La roulette russe n’est pas identique sans pistolet
Et le bébé quand c’est amour s’il n’est pas rugueux il n’est pas amusement, amusement

Ah, oh, oh, oh, ohhhh, ohh-oh-e-ohh-oh-oh
Je l’obtiendrai chaud, lui montre ce que j’ai
Ah, oh, oh, oh, ohhhh, ohh-oh-e-ohh-oh-oh,
Je l’obtiendrai chaud, lui montre ce que j’ai

Ne peut pas lire le mon
Ne peut pas lire le mon
Aucun il ne peut pas lire mon visage de tisonnier
(Elle m’a comme personne)
Visage de t-t-t-tisonnier, visage de t-t-tisonnier
(Maman heure-milliampère de maman de maman)

Je ne te dirai pas cela je t’aime
Embrassez-ou étreignez-vous
Causez-moi bluffe avec mon pain
Je suis ne se trouvant pas moi suis simplement renversant avec mon amour-colle-lancer
Juste comme un poussin dans le casino
Prenez votre banque avant que je vous paye dehors
Je promets ceci, promets ceci
Vérifiez cette cause de main que je suis merveilleux

Ne peut pas lire le mon
Ne peut pas lire le mon
Aucun il ne peut pas lire mon visage de tisonnier
(Elle m’a comme personne)
Visage de t-t-t-tisonnier, visage de t-t-tisonnier
(Maman heure-milliampère de maman de maman)
Visage de t-t-t-tisonnier, visage de t-t-tisonnier
(Maman heure-milliampère de maman de maman)

les cheveux dans le broyeur

Amusons-nous encore une fois à traduire de célèbres textes de la littérature française à l’aide des ineptes programmes de traduction automatique qui pullulent sur le ouaibe. Que deviendra le poème La chevelure de Charles Baudelaire, lorsqu’inséré violemment, et à répétition, dans le broyeur linguistique infernal de Babelfish? Que régurgitera, à la fin, le mythique poisson de Babel? Voici:

Les cheveux

Édredon d’ô, jusque moutonnant avec sur le cou!
Fait une boucle d’ô! Parfum d’ô avec la charge au nonchaloir il!
Extase! Pour peupler cette soirée des mémoires obscures
De petite pièce d’être sommeil endormi dans ces cheveux,
Je veux les agiter dans l’air aiment un mouchoir!

L’Asie langoureuse et le l’Afrique extrême,
Un monde entier à distance, absent, presque en retard,
Les vies dans vos profondeurs, forêt aromatique!
Comme d’un autre voile d’esprit sur la musique,
La mine, ô mon amour! bain sur votre parfum.

Je là-bas disparaîtra où l’arbre et l’homme, plein avec le sève,
Pâment longuement sous la chaleur des climats;
Les tresses fortes, sont la bosse qui m’enlevez!
Vous contenez, la mer d’bois d’bois d’bois d’ébène, voiles d’un éblouissement
Rameurs, flammes et rêveurs des mâts :

Un port retentissant où mon cœur peut boire
Avec de grandes inondations le parfum, le bruit et la couleur
Où des bateaux, glissant dans le cependant et dans le moirage
Leurs vastes bras s’ouvrez-vous pour embrasser de gloire
Un ciel pur où tremblements, la chaleur éternelle.

Je plongerai ma tête dans l’amour d’intoxication
Dans cet océan noir où l’autre est enfermé avec la clef vers le haut;
Et mon esprit subtile que le roulement aime
Pourra vous à trouver, ô fertilise l’oisiveté,
Bercements infinis des loisirs d’embaumé!

Les cheveux bleus, maison d’obscurité tendue
Vous renvoyez l’avec moi, azur de l’immense et rond ciel;
Sur les bords des duvetés de vos mèches tordues
Je suis de brûlant, enivre des parfums confus
De la noix de coco d’huile, musc et de goudron.

Un long temps! toujours! ma main dans votre porte de crinière
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Ainsi qu’avec mon désir vous ne seriez jamais sourd!
Ne vous ne soyez pas le rêvez je d’oasis où, et moelle/courgette de courgette
Où hume de je avec du long vin des dispositifs de la mémoire?

dans la souffleuse

Ah! Je ne puis résister à soumettre un autre monument de notre belle littérature au monstre babelfish. Voici donc un hymne à l’hiver qui nous entoure:

Ah! comment la neige a neigé!
Mon jardin public a le jardin outre de la congélation blanche.
Ah! comment la neige a neigé!
Ce que le spasme outre de la vie
Avec du pain que j’ai coupé, ceci j’ai coupé!

Tout le froid outre de configuration de grippages
Mon coeur est noir: Où habite-je? Où vais-je?
Tout son froid outre des espoirs de grippages:
Je suis les nouvelles de Norvège;
Là où juste les ciels ont entré.

Le cri, oiseaux outre de février,
Avec le frisson outre du désastre outre des choses,
Le cri, oiseaux outre de février,
Pleurent mes larmes, pleurent mes roses,
Avec les branches outre du genévrier.

Ah! comment la neige a neigé!
Mon jardin public a le jardin outre de la congélation blanche.
Ah! comment la neige a neigé!
Ce que le spasme outre de la vie
Avec tout le souci ceci j’ai coupé, ceci que j’ai coupé!

dans le tordeur

Je suis depuis longtemps convaincu que jamais l’on ne réussira à reproduire totalement et parfaitement la pensée humaine avec des machines. Je vois au moins trois raisons à cette impossibilité: 1. la machine ne peut saisir toute l’étendue de l’émotion humaine, embrasser d’un seul regard toutes les liaisons complexes entre les mouvements du corps et de l’esprit; 2. la machine ne peut comprendre le hasard, l’approximation, l’incertain, l’illogique; 3. la machine est incapable d’imagination, d’invention, d’inédit. Tout cela fait en sorte que la machine ne peut comprendre que très mal le langage des hommes, avec ses innombrables possibilités, ses nuances, ses non-dits.

Aussi est-il très amusant de jouer avec limites des programmes de traduction que l’on trouve un peu partout sur le ouaibe. Évidemment, ces programmes sauront traduire sans peine des phrases sans équivoque comme «There is a red car in the street». Mais qu’arrive-t-il lorsque l’on envoie de célèbres passages de la littérature dans le tordeur de babelfish? Le résultat est parfois étonnant…

*

J’ai aimé les contess passionément…; J’étais de vingt ans, et reste naïf; il a trompé, j’ai été ennuyé, il est parti. Des séjours naïfs, j’ai regretté; J’étais de vingt ans, il ai pardonné: et comme j’étais vingt années, cela reste naïf, toujours trompé, mais davantage est parti, cru d’je; le meilleur dans l’amour aimé, laissant le plus heureux les hommes.

-Vivant Denon, «Jour pas selon» (Point de lendemain)

*

Un long temps, je fixe tôt. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux étaient tellement rapidement qu’clôturé; il n’a pas eu le temps pour dire à moi: «Je m’amortissez.» Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil s’est réveillé; J’a voulu poser le volume qui j’considéré avoir dans les mains et souffler ma lumière; n’avait pas cessé tout en dormant de faire des réflexions sur quel j’avait juste lu, mais ces réflexions avaient pris un tour particulier; c’semblé avec moi ceci se reste cela au sujet dont travail: une église, un byte de quatre bits, concurrence de François Ier et Charles-Cinquième.

– Marcel Proust, «Côté de Swann» (Du côté de chez Swann)

*

Complètement le grand intérieur était une coupe cependant en le bateau:
Ses mâts ont touché l’azur, sur les mers inconnues;
L’amour de Cyprine, cheveux a dispersé, chair nue,
Diffusion dehors avec sa proue, le soleil excessif.

Mais il une nuit a frappé le grand appui
Dans l’océan fallacieux où la sirène a chanté,
Et le naufrage horrible a bien incliné sa coque
Avec les profondeurs de, cercueil immuable.

Était un bateau cependant, dont les trésors diaphanes des côtés
Ont indiqué que les marins profanes,
Aversion, haine et névrose, entre eux ont contesté.

Quel reste de lui fait la course à l’intérieur; orage?
Est-ce que ceci est devenu mon coeur, bateau abandonné?
Hélas ! Il est descendu dans les rêveurs des dommages!

– Émile Nelligan, «Le bateau du cependant» (Le vaisseau d’or)

on m’a envoyé un «j’avertis»

Je ne souhaite pas faire une fréquente habitude de publier des pourriels; mais celui-ci dépasse l’entendement. Cette missive voudrait nous faire croire à un courriel «officiel» de Microsoft. Pour un piège à con, l’idée de départ n’est pas mauvaise: se faire passer pour Steve Lipner, qui travaille réellement chez Microsoft à titre de directeur des stratégie de sécurité, et évoquer à une mise à jour urgente (et fausse, évidemment). Et comme on l’a vu avec la grippe du bovin, la grippe du poulet et, plus récemment, la grippe du porc, la peur est un moyen efficace de faire avaler n’importe quoi au quidam moyen.

Or, la potentielle crédibilité de l’auteur va drette chez l’yable, dès lors qu’elle s’égare dans les méandres de la tour de Babel. Voyez plutôt (j’ai supprimé le lien, qui mène sans doute vers un virus ou un magasin de pilules bleues):

Sujet: Chers Clients Microsoft :                BUIOSHCHPV
De: Microsoft Corp. [security@microsoft.com]

Chers Clients Microsoft,

Nous vous prions de remarquer que Microsoft a recemment rilasciato une modernisation de la protection pour Microsoft Windows OS.
La modernisation s’applique aux suivantes versions de systeme operationnel : Microsoft Windows 98, Microsoft Windows 2000, Microsoft Windows Millennium, Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vue.
On prie de remarquer, que la presente modernisation s’applique aux modernisations avec priorit? haute categorie.
Au fin proteggere de l’ordinateur des menaces a la surete et aux problemes de prestations, on conseille d’installer cette modernisation.
Vu que la distribution publique de cette modernisation par le situ? officiel http://www.microsoft.com aurait resulte efficace dans la cr?ation de un software « malins », nous avons pris une decision d’emettre une version experimentale prive d’une modernisation pour tous les usagers de Microsoft Windows OS.
Comme l’ordinateur etabli pour recevoir les notifications lorsque elles sont des disponibles nouvelles modernisations, que vous avez recu ce j’avertis.
Au fin d’entamer la modernisation, on prie de suivre pas-passe les instructions :

1. On prie de decharger la modernisation en tant que le suivant link : [LIEN SUPPRIMÉ]
2. Suivre attentivement toutes les instructions qui apparaissent sur je masque.

S’il ne change rien apres avoir execute le file, probablement dans les positions de le votre il range operationnel on dispose d’une indication d’executer tous les modernisations dans conteste de routine.
En tel caso, a ce point, la modernisation de le votre range operationnel sar? fini.
Nous nous excusons par les eventuelles malaises que ce je reviens pourrait etre la cause pour vous.

Merci, Steve Lipner Directeur de la S?ret? Assurance Microsoft Corp.

RLRPPFZTMUVMVBREQKTCXESBWELXWVWQYVJIHG

Ma bouche est bée, et ne saurait se dé-bé-iser. Je ne dis pas que ce message ne pourrait pas potentiellement faire mouche, si toutefois il était écrit de manière professionnelle (et dans une seule langue, plutôt que quatre). Mais dans l’état, comment peut-on croire qu’on pourrait même songer à prendre une telle aberration au sérieux?

Et quelqu’un a-t-il essayé Microsoft Windows Vue?